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Le projet de Plan ne se limite pas à identifier les besoins en infrastructures. Il en évalue également l’ampleur ainsi que les bénéfices sociétaux attendus. Il comprend des projets représentant une valeur d’investissement totale estimée à environ 24 milliards d’euros. Ce montant englobe à la fois des projets déjà approuvés et des projets soumis à approbation dans le cadre du présent Plan. Il tient compte de l’ensemble de leurs coûts de réalisation, y compris lorsque certaines dépenses interviendront avant 2028 ou après 2038. Les investissements qui doivent encore faire l’objet d’une décision s’élèvent à environ 8 milliards d’euros.
Grâce à ces développements, le système électrique pourra être en mesure de répondre, d’ici 2035, à une demande d’environ 127 TWh, soit une augmentation de 60 % par rapport à 2025. Cela créera la capacité nécessaire pour poursuivre l’électrification de l’industrie, le développement de la mobilité durable, la digitalisation et la création de nouvelles activités économiques. Dans ce contexte, le Plan examine plusieurs projets transfrontaliers et offshore spécifiques, tels que les parcs éoliens offshore raccordés à l’Île Princesse Elisabeth, l’interconnexion Nautilus ainsi qu’un renforcement supplémentaire des liaisons avec la France et les Pays-Bas. Selon les analyses, ces initiatives pourraient contribuer à une diminution moyenne d’environ 15 euros par MWh des prix de gros de l’électricité, à une réduction annuelle de 2,5 à 3 millions de tonnes d’émissions de CO₂ à l’échelle européenne et à un renforcement de 1,2 GW de la sécurité d’approvisionnement.
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